"Allagrande Mapei" est rentrée à Lorient dans la soirée du lundi 25 mai, après trois jours de navigation en solitaire. Parti le vendredi 22 mai, le bateau a parcouru environ 800 milles jusqu'au Cap Finisterre en Espagne — complétant ainsi la qualification nécessaire pour participer à la Vendée Arctique le 7 juin.
La navigation a débuté avec peu de vent dans le Golfe de Gascogne. Puis le vent est arrivé et "Allagrande Mapei" a répondu : une journée entière de navigation avec des moyennes autour de 25 nœuds, les premières sensations concrètes du comportement du bateau en solitaire.
Trois jours importants pour toute l'équipe qui a recueilli des données précieuses. "Allagrande Mapei" n'avait pas beaucoup navigué depuis sa mise à l'eau le 4 mai, et cette sortie de 800 milles a été le premier véritable test à haute intensité après le refit hivernal. Chaque donnée collectée, chaque problème identifié, chaque réglage trouvé nourrit la préparation en vue du départ.
Cependant, il y a une dimension encore plus personnelle dans cette navigation. C'était la première fois en solitaire d'Ambrogio sur "Allagrande Mapei" — et la première fois en solitaire sur n'importe quel bateau depuis deux ans, depuis l'arrivée à New York. Un moment important, loin de la pression des compétitions. Retrouver son propres rythme, sa routine, le silence.
Une petite aventure qui arrive au bon moment : la Vendée Arctique débute dans une dizaine de jours.
«Qualification faite. Les conditions ont été intéressantes — à l'arrivée il n'y avait plus de vent, mais c'était une bonne façon d'apprendre, de passer un peu de temps seul. Cela faisait deux ans que je n'avais pas navigué en solitaire, depuis l'arrivée à New York pour The Transat CIC. Et de plus sur ce bateau, qui est un bateau très particulier — les IMOCA ne sont pas vraiment normaux, donc c'était absolument nécessaire. Maintenant, je me sens beaucoup plus prêt à partir vers le Cercle Polaire Arctique. Je dois dire qu'il y a encore beaucoup de travail à faire pour moi pour vraiment devenir le skipper de ce bateau — mais pour l'instant nous apprenons à nous connaître.»
— Ambrogio Beccaria, à l'arrivée à Lorient

