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Ambrogio gagne la Vendée Arctique !

Ambrogio vince la Vendée Arctique!
Race Update — Vendée Arctique 2026 · Allagrande Mapei Racing
Race Update Vendée Arctique 2026 · Arrivée

Quelle nuit incroyable !

16 juin 2026 · Les Sables d'Olonne

Ambrogio Beccaria soulève le trophée de la Vendée Arctique 2026

©Lorenzo Sironi

Quelle nuit incroyable ! Ambrogio a remporté la Vendée Arctique, pour sa première course en solitaire en IMOCA et sur « Allagrande Mapei », après avoir été à plus de 200 milles derrière Sam Goodchild sur « MACIF », qui avait dominé la course depuis le départ.

Ambrogio Beccaria à l'arrivée de la Vendée Arctique 2026

©polaRYSE

La dépression dans le Golfe de Gascogne a finalement joué en sa faveur : Sam s'y est retrouvé le premier, choisissant une route plus au sud pour chercher un passage favorable. Ambrogio et Violette, à sa poursuite, sont au contraire restés plus au nord et ont réussi à profiter du déplacement de la dépression thermique vers l'est, restant plus longtemps dans le vent. Cette petite « porte ouverte » a suffi à « Allagrande Mapei » pour rattraper « MACIF » et exploiter la séparation latérale au nord pour le dépasser. À partir de là, ce fut un long match race nocturne d'empannages, avec Ambrogio qui s'est habilement positionné entre son adversaire et l'arrivée, malgré l'absence du plus grand gennaker du bord, qui le contraignait à des angles plus serrés et une route plus longue au largue. Sans jamais perdre sa concentration, Ambrogio a creusé l'écart jusqu'à plus de six milles à l'arrivée, et a commenté la course ainsi :

Ambrogio Beccaria avec Violette Dorange

©Lorenzo Sironi

« En ce moment, je suis très étonné par ce coup de chance immense que j'ai eu. Mais je crois avoir aussi été assez opportuniste en exploitant la petite porte laissée ouverte par MACIF, on a tenté notre chance et ça s'est très très bien passé. La course a été magnifique. Il s'est vraiment passé énormément de choses : ça a été un voyage incroyable. J'ai vu plein d'îles différentes, les Féroé, l'Islande, l'Irlande, l'Écosse. Passer le Cercle Polaire Arctique, en revanche, ça a été peu symbolique, parce qu'au final ce n'était qu'un chiffre à atteindre. En tout cas, c'est une course dans laquelle j'ai l'impression de m'être plutôt bien économisé : je ne suis jamais sorti de mes gonds. Aussi parce qu'au début j'avais l'impression de peiner un peu, je n'arrivais pas à bien me sentir avec mon bateau qui avait tant de problèmes. Les deux premiers jours ont été assez éprouvants : j'ai eu beaucoup de problèmes électroniques, un blackout, j'ai dû aller sous l'eau pour libérer le bateau d'une bouée maudite. Bref, il s'est passé de tout, et ça m'avait fait perdre un peu confiance. Puis, petit à petit, on s'est à nouveau bien entendus, le bateau et moi. Au point même que j'ai décidé de faire cette route à l'ouest de l'Irlande. Je l'ai choisie justement parce que je ne me sentais pas de passer à l'intérieur : avec un bateau qui n'était pas dans un état parfait, si le moindre petit problème était survenu dans un passage aussi délicat, ça aurait été dramatique. Il y avait beaucoup de trafic, beaucoup de vent, les zones de séparation du trafic, qui sont d'ailleurs exactement celles où Élodie s'est retrouvée et pour lesquelles elle a pris douze heures de pénalité. Toutes ces choses, je voulais les éviter. Ça ne m'était jamais arrivé de faire un choix aussi prudent en course, et pourtant, ça ne m'a pesé en rien. Au contraire, j'ai compris que je ne voulais pas le faire, et je ne l'ai pas fait. J'étais très sûr de moi, très sûr de ce que je pouvais faire, et avec le bateau on s'est super bien compris. »

Le drapeau italien dans le chenal de Les Sables d'Olonne

©Lorenzo Sironi

Merci Bogi, de nous avoir donné une leçon à tous. De patience, en restant concentré malgré les difficultés de la montée vers le Cercle Polaire Arctique ; de prudence, en choisissant le premier la route la plus sûre, en équilibrant risque et rendement, avec l'assurance de celui qui a un objectif à long terme clair en tête ; et de ténacité — celle qui n'a pas lâché un mille même quand la tête de flotte était loin et que même la troisième place semblait menacée, et celle qui t'a fait plonger au large de l'Irlande trois, quatre, cinq fois pour libérer une bouée qui avait tenté d'arrêter ton bateau. Merci aussi pour cette plongée, et pour ce cri de libération quand tu as enfin pu repartir.

Ambrogio Beccaria dans le chenal de Les Sables d'Olonne L'équipe Allagrande Mapei Racing à l'arrivée

©Lorenzo Sironi

Ambrogio Beccaria avec Francesca Clapcich à l'arrivée

©Maud Helfgott

Et enfin tu nous as montré que tout le parcours, avec ses difficultés, ses imprévus et ses solutions, sert à se trouver prêt au moment précis où ton opportunité se présente. Une opportunité qui n'est jamais acquise ni prévisible dans la vie. Mais quand elle arrive, il faut la reconnaître, la saisir avec lucidité et ramener le résultat à la maison. C'est dans cet équilibre toujours précaire entre folie et méticulosité que nous avons revu, une fois encore, le sens de ce sport.

Ambrogio Beccaria — vainqueur de la Vendée Arctique 2026

©Lorenzo Sironi


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