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Route du Rhum — Novembre 2026

Route du Rhum — Novembre 2026
Route du Rhum 2026 — Allagrande Mapei

Allagrande Mapei Racing

Route du Rhum 2026

Saint-Malo › Pointe-à-Pitre · 1er novembre 2026

SolitaireTransatlantique
3.542Milles nautiques
2èmeAmbrogio en Class40 2022
1er novDépart à 13h02

La course

La Route du Rhum est l'une des courses les plus légendaires de la course au large. Elle se dispute en solitaire tous les quatre ans, de Saint-Malo à Pointe-à-Pitre, sur plus de 3 500 milles dans l'Atlantique. Depuis 1978, elle attire des milliers de personnes sur les quais de départ et un million de spectateurs tout au long du parcours, jusqu'à l'arrivée aux Caraïbes.

Les IMOCA représentent la classe reine de la compétition : les bateaux les plus extrêmes, les marins les plus forts et les stratégies les plus complexes. Une transatlantique en solitaire sans assistance qui exige une préparation physique, technique et météorologique de haut niveau.

Parcours Route du Rhum 2026

Saint-Malo → Pointe-à-Pitre  ·  3.542 milles nautiques

Route du Rhum 2026 — Teaser officiel

Le rendez-vous de la saison

La Route du Rhum 2026 est l'objectif principal de la saison pour Allagrande Mapei Racing. Tout ce qui précède — la Vendée Arctique, le Défi Azimut — vise cette course, car c'est là que les progrès réalisés seront réellement mesurés, où le bateau et le skipper sont jugés par l'océan, seuls.

Ambrogio Beccaria connaît déjà cette route. En 2022, lors de sa première participation à la Route du Rhum en Class40, il termine deuxième. Un résultat extraordinaire pour une première sur ce parcours, face à une flotte de très haut niveau. Quatre ans plus tard, il revient sur la même ligne de départ à Saint-Malo, sur un bateau complètement différent et avec une saison en IMOCA à son actif.

En 2022, pour ses débuts en Class40, Ambrogio Beccaria franchit la ligne d'arrivée à Pointe-à-Pitre en deuxième position. Une des meilleures performances italiennes dans l'histoire de la course.

Le programme

  • 20 septembre 2026Date limite de qualificationDate limite pour la validation du parcours de qualification
  • 22 septembre 2026Conférence de presseListe définitive des inscrits
  • 20 octobre 2026Ouverture du villageSaint-Malo — ouvert au public
  • 21 octobre 2026Défilé des IMOCAParade des bateaux à Saint-Malo
  • 25 octobre 2026Présentation des skippers16h00 heure locale · Soirée officielle
  • 31 octobre 2026SAS — sortie des IMOCABriefing météo / départ au Palais du Grand Large
  • 1er novembre 2026
    13h02
    Départ de la Route du Rhum
  • 13 novembre 2026Première cérémonie de remise des prixGuadeloupe — pour les skippers déjà arrivés
  • 20 novembre 2026Deuxième cérémonie de remise des prixGuadeloupe
  • 3 décembre 2026Fermeture de la ligne d'arrivée

Le village de Saint-Malo

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Interview avec Ambrogio — 2 octobre 2026

Est-ce que tu as l'impression de revenir sur une course que tu connais, ou d'en découvrir complètement une nouvelle au départ de la Route du Rhum ?

Un peu les deux. Enfin non, j'ai quand même plus l'impression de revenir sur un truc que je connais. La première fois que je l'ai faite, il y a quatre ans, j'étais très préoccupé de ne pas savoir ce que c'était, la Route du Rhum. Là, je sais ce que c'est. Et du coup ce n'est pas plus relaxant, parce que je sais que c'est très engagé. Mais oui, j'ai plus l'impression de faire un truc que je connais.

Qu'est-ce qui a le plus changé depuis la dernière fois ? Toi, le bateau ou tes concurrents ?

Je fais un classement : le bateau, moi, et les concurrents. Je commence par le bateau. Sur la Route du Rhum il y a quatre ans, j'ai mis quatorze jours. Là, on va mettre dix jours. Ça change tout. C'est un bateau à foils, beaucoup plus grand. Je le trouve aussi moins stressant à naviguer dans le gros temps, parce que c'est un bateau fait pour faire le tour du monde, pour prendre des conditions vraiment énormes. En Class40, ce n'est pas tout à fait pareil. Et en plus, c'est un bateau qui a déjà fait un tour du monde, alors qu'il y a quatre ans, j'avais un bateau avec lequel j'avais juste fait la qualif. Il était tout neuf.

Ensuite moi : j'ai quand même pas mal changé. La Route du Rhum, c'était un peu ma première course de professionnel, on va dire. Depuis, j'ai pris beaucoup d'expérience.

Et les concurrents, je ne trouve pas qu'ils aient beaucoup changé. Parce qu'en Class40, il y a quatre ans, il y avait déjà un énorme niveau.

Il y a quatre ans, tu venais de gagner la Mini. C'était plus ou moins ton premier projet après, ta première course avec un nouveau sponsor, Pirelli. Tu avais un bateau tout neuf, un plan nouveau, donc tu avais un truc à prouver. Est-ce que c'est encore le cas cette année ?

Beaucoup moins. Il y a quatre ans, c'était la première course avec ce bateau et, comme tu dis, avec un gros sponsor. Alors que là, avec Mapei, ça fait déjà un petit bout de temps qu'on navigue ensemble. Il y a quatre ans, je sentais vraiment l'angoisse, le truc qu'il fallait performer. Là beaucoup moins, parce que j'ai déjà performé : cette année j'ai déjà gagné une course, et sur l'autre j'ai fait deuxième. Après, ça reste une course. Tu peux tout péter au bout d'un jour et c'est terminé. Mais malgré tout, la saison ne serait pas si mal, parce que j'ai déjà gagné une course.

Est-ce que tu considères que la Route du Rhum commence le jour du départ, quand tu quitteras le ponton, ou est-ce qu'elle a déjà commencé ?

Moi, je suis parti déjà. Depuis hier. Oui. Parce qu'en fait, hier c'était mon anniversaire avec des copains, et j'avais envie de vivre ce moment avec eux. Mais en vrai, ma tête est partie. Je n'arrive plus trop à prendre du temps pour faire ces choses à terre, avec un esprit détendu.

Je me rappelle t'avoir entendu dire que tu n'avais jamais été aussi prêt pour une course. Tu dis que tu es prêt : sur quels aspects ?

Sur la connaissance du bateau. Je n'ai jamais autant navigué sur un bateau avant de partir sur une course comme ça. J'ai l'impression qu'on a fait plein de choses pour améliorer le bateau, pour que je le connaisse mieux, que je le manie bien, qu'il soit fiable. Et en fait, je retrouve plein d'automatismes sur un bateau sur lequel, au final, je ne navigue pas en solitaire depuis très longtemps. Mais j'ai tellement navigué que je me sens super prêt de ce point de vue là. Pour la performance, tout ça.

Le projet global, si on le résume par année : 2025 découverte et apprentissage, 2026 tester, 2027 développer et 2028 accomplir. Est-ce que tu le vois un peu comme ça, et est-ce que ça n'enlève pas un peu la pression du Rhum, puisque ça fait partie d'un projet global tourné vers le Vendée Globe ?

2026 c'est une grosse découverte aussi. Mais non, parce que du coup ça met trop de pression sur le Vendée Globe ! Non, la Route du Rhum, c'est une course importante. Il ne faut pas se cacher derrière un plan plus grand en se disant que ce n'est pas très important parce que c'est une étape. J'ai vraiment envie d'y aller à fond. C'est aussi pour ça qu'on avait décidé de faire cette révolution sur le bateau cette année. Parce que le Rhum, c'est une course méga importante. Le résultat que tu fais sur la Route du Rhum, c'est un truc fort. J'avais fait deuxième la dernière fois. On avait envie de se donner tous les moyens possibles pour essayer de la gagner. Du coup, ça met de la pression. Mais au final, on a l'ambition de le faire, donc c'est bien de l'avoir un peu.

Quand tu passeras la ligne en Guadeloupe, qu'est-ce qui fera que tu pourras te dire : c'est la course que je voulais faire ?

Ce seront les détails. Les petits détails qui feront que j'aurai fait une belle course ou pas. Du coup, le dire à l'avance, c'est impossible. Après, c'est sûr que le petit numéro au classement reste quand même prépondérant.

Les détails, c'est genre les petits choix stratégiques ?

Oui, oui. Le petit empannage au bon moment sous ce nuage, le choix de voile dans le bon timing, la gestion de l'énergie que tu arrives à faire, ou comment tu as réparé ce petit truc, comment tu as dépassé le problème alors que ça pouvait te plomber la course. Quand on étudie la météo d'une course comme ça, on essaie toujours de se dire où ça va se jouer. Et en vrai, c'est impossible à dire à l'avance. C'est un jeu où il est à peu près impossible de savoir ce qui va te faire réussir ou pas. Mais le sport est fait comme ça, et c'est assez synthétique à la fin.

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